Opération « zéro gaspi » au restaurant scolaire de Peltre

Une grande opération « zéro gaspi » est menée au restaurant scolaire de la commune. Objectif : manger mieux et moins jeter, afin de réduire de 30  % le gaspillage alimentaire. Ce projet est mené par le centre socio-éducatif, la commune et Metz Métropole.

Jean-François Desinde, codirecteur du CSE, devant le menu du jour illustré : « En entrant, les enfants visualisent ainsi déjà les aliments proposés au menu. »

Chaque année, un Français jette en moyenne 50 kg de nourriture. Éduquer les nouvelles générations est donc un enjeu fort dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Ainsi le centre socio-éducatif (CSE), en association avec Metz Métropole, mène une action « zéro gaspi » à la cantine. Objectif pour les quatre-vingts enfants qui fréquentent le restaurant scolaire : mieux manger et moins jeter. 180 g de déchets
par enfant et par repas

Jean-François Desinde, le codirecteur du CSE, précise : « L’étude a démarré en novembre dernier avec l’équipe d’animateurs. Pendant une semaine, la nourriture que les enfants ont laissée dans leurs assiettes, ainsi que celle qui n’a pas été distribuée, a été pesée. » Résultats ? « Nous avons relevé 180 g par convive et par repas de biodéchets (nourriture non consommée, NDLR). Au total, cela représente 55 kg sur une semaine et deux tonnes pour l’année. Le rapport entre ce qui vient de l’assiette des enfants et ce qui n’est pas distribué est identique. Donc, soit le traiteur en livre trop, soit les enfants n’ont pas consommé tel ou tel plat. À Peltre, on jette presque 30  % de la nourriture qui est livrée au restaurant scolaire. » 14 000 € gaspillés
chaque année

Le coût d’un repas (denrées + charges) est de 4,36 €, ce qui représenterait un gaspillage de 14 000 € par an. Alors, comment atteindre l’objectif fixé, qui est de réduire de 30  % ce gaspillage alimentaire ?

Tout d’abord, les animateurs incitent les enfants à goûter à tout, sachant qu’un repas de cantine est réglementairement équilibré. « Pour qu’un enfant intègre le goût d’un aliment il doit y goûter de sept à dix fois. Car il est peu enclin à consommer ce qu’il ne connaît pas. Le but sera d’aider l’enfant à se créer sa base de données des aliments. » Responsabiliser
les enfants…
mais pas seulement

Pour responsabiliser les enfants, à table, ils se servent eux-mêmes. Et en fin de repas, l’évaluation d’un aliment est proposée. Les enfants lui attribuent un smiley (souriant, ou non), correspondant à leur avis.

« Et du côté du traiteur, le cahier des charges peut et doit évoluer au niveau de la qualité et des quantités à livrer, mais aussi sur la manière de cuisiner un aliment. »

Le maire, Walter Kurtzmann, conclut : « Ce projet global inclut l’éducation des jeunes et demande des efforts constants de communications avec le fournisseur, les parents et les personnels qui entourent les enfants. »

Publié le 10/04/2019

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