Bousse – Grâce à l’école, la vie reprend reprend son cours

Après deux mois sans école, les enfants scolarisés à Bousse, aux Saules, ont repris jeudi une vie à peu près normale. Sur les 232 élèves inscrits, ils étaient seulement 35 en ce premier jour un peu particulier. Pour la municipalité, il s’agit d’un test.

Depuis jeudi, l’école Les Saules de Bousse revit. Trente-cinq enfants sont de retour, mais à distance des copains.

Des barrières ont été installées devant l’école Les Saules de Bousse. L’arrivée des enfants s’effectue au compte-gouttes, dans des couloirs fléchés. La directrice Dominique Douet les accueille, l’un après l’autre. « Ils ne pénètrent pas dans l’établissement, l’accès s’effectue par les portes de secours des salles pour éviter au maximum les contacts dans les couloirs. Nous avons de la chance, les locaux sont fonctionnels. Pour la récréation, nous avons de la place, nous avons défini cinq zones. »

À l’heure du déjeuner, un repas sera tiré du sac et pris en classe. « On a prévu des jeux, des activités sportives tout en respectant les distances sanitaires. Quant aux entrées et sorties, elles sont échelonnées. On adaptera au fur et à mesure des retours, mais ce matin, ça s’est parfaitement bien déroulé. »

À situation inédite, dispositif inventif. La directrice, les enseignants et la municipalité ont pensé à tout. Douze enfants maximum par classe. Un par table. Gel et savon à disposition. « Il a fallu réinventer l’école, mais il me semblait important que la vie reprenne », confie le maire Pierre Kowalczyk. Chaque enfant pourra suivre des cours deux fois par semaine en présentiel, le reste du temps, la classe sera virtuelle.

« L’expérience des dernières semaines a été concluante, estime Pascal Landragin, inspecteur de l’Éducation nationale sur la circonscription Thionville-Uckange. Les relations entre les familles et les enseignants s’en sont trouvées améliorées mais certains parents n’avaient pas de mode de garde ou ne disposaient pas d’ordinateur. Certains enfants ont rencontré des difficultés. Tous ne sont pas logés à la même enseigne. N’oublions pas que l’école est aussi un lieu de vie, les jeunes doivent sortir de chez eux. Cette reprise doit être perçue comme une bonne chose, même si le contexte est particulier. » Et effectivement Lola, Nicolas, Paul et les autres paraissaient heureux de ce retour, même en petit comité.

Les jours à venir serviront de test. « On accueillera à partir du 25 mai les CP et on réfléchira à la pertinence d’ouvrir ou non la grande section de maternelle, dévoile le maire. On ne sait pas ce que nous réserve le virus. On songe à la suite et à la rentrée en septembre. »

Évidemment ce sera compliqué d’accepter l’ensemble des élèves d’ici aux grandes vacances. « Nous manquons de personnel et de place », regrette la directrice, pas mécontente de voir son école s’éveiller doucement.

Photo RL /Armand FLOHR

Journaliste : Sabrina FROHNHOFER.

Publié le 15/05/2020

TOP